samedi 20 juin 2015

entretien de Feu Idriss ouchagour avec feu Aziz Chamkh Izenzarn
L’artiste Aziz Chamekh, co-fondateur de la troupe Izenzaren : “Je suis optimiste quant à l’avenir de la chanson amazighe”



L’artiste Aziz Chamekh, co-fondateur de la troupe Izenzaren : “Je suis optimiste quant à l’avenir de la chanson amazighe”
Suite à une
traversée du désert de plusieurs décennies,
le chanteur
amazigh Aziz Chamekh, figure de proue à côté d’Iggout Abdelhadi, de la mythique troupe d’Izenzaren, revient finalement sur scène.
Il a donné une première
prestation au Timitar d’Agadir qui lui a rendu un grand hommage avant d’être
invité
à se produire
au Festival Tifawine à Tafraout où un large public de jeunes est venu l’acclamer. Entretien.

Libé : C’est la première fois que vous vous produisez au Festival Tifawine de Tafraout. Quelle est votre impression?

Aziz Chamekh : Ce qui m’a particulièrement impressionné lors de cette manifestation, c’est d’abord la grande discipline dont le public de Tifawine a fait preuve. C’est étonnant de voir des milliers de spectateurs, sereins et tranquilles, sans heurt ni accrochage tout au long de la soirée. C’est extraordinaire! Cela montre que tout ce beau monde est là pour apprécier et écouter la musique. Il faut signaler aussi que le festival, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, a pris sa vitesse de croisière. Il s’est trouvé une identité claire lui permettant de travailler désormais sur une thématique bien précise. Celle de la ruralité. Un logo qui lui sied à merveille; vu le contexte où se déroulent ses festivités et les richesses culturelles et humaines que recèlent ces espaces. Le projet du festival est la formule idéale pour les ressortir de l’oubli et les explorer.

Le public tafraouti compte beaucoup de fans d’Izenzaren. Comment a-t-il réagi à votre prestation?

Je dois avouer que j’étais tellement ébahi lors de mon spectacle: je ne m’attendais pas à voir une si grande complicité s’installer d’emblée entre la scène et les milliers de spectateurs. Nous avons visité notre répertoire avec ses plus vieux tubes supposés ignorés par les générations actuelles; mais je vous confirme que tout le public reprenait nos chansons de bout à bout : Les jeunes, les moins jeunes et bien sûr ceux qui ont vécu l’âge d’or et l’apogée de la troupe d’Izenzaren et qui étaient venus nombreux assister à notre spectacle. Bref, il faut dire que tout le monde a été servi ce soir-là.

Voulez-vous nous parler brièvement des débuts d’Izenzaren?

Je veux souligner que la troupe mère qui a donné naissance à ce qui est devenu par la suite Izenzaren, c’est le groupe musical dit à l’époque «Tabraynouste», qui signifie en berbère l’araignée. Cette dernière comprenait plusieurs membres qui fondront le groupe Izenzaren unissant Aziz Chamekh et Iggout Abdelhadi. C’est au quartier périphérique d’Agadir, Dchira, qu’elle a vu le jour. Puis, nous avons tous évolué dans ce cadre, plusieurs années durant. Ce qui nous a permis de nous affirmer et de faire valoir notre savoir-faire. Surtout que nous avons pu nous distinguer par notre style musical, actuellement appelé Tazenzart, caractérisé par ses propres rythmes et mélodies, joués avec banjo et tam-tam. En plus d’une thématique qui traite de la quotidienneté des populations berbères. Dès lors, nous avons décidé de créer une autre troupe regroupant les meilleurs instrumentalistes de Tabraynouste et d’investir le champ musical officiellement. Tous les membres étaient d’accord sur la nécessité de changer d’appellation de notre troupe. Et c’est par pur hasard qu’un de nos collègues lança, lors d’une discussion sur ce sujet, Ize…nza…ren!!!. «Pourquoi pas ?» répondirent les autres. Et c’est le nom que portera depuis notre groupe.

Quelles sont les véritables causes de la scission de la troupe Izenzaren Iggout et Izenzaren Chamkh?

Permettez-moi que je vous corrige cela; il ne s’agit jamais d’une quelconque scission entre nous deux! .Je suis sûr que si vous avez demandé à Iggout de vous expliquer la cause de cette séparation, il vous dira : je n’en sais rien! En effet, quelques années après la création d’Izenzaren, il s’est avéré, tout simplement, que tout est bloqué au sein de la troupe! Plus rien ne peut avancer! Sans qu’il y ait le moindre malentendu entre nous deux! Mais, il s’est avéré que pour surmonter cette situation, il a fallu que chacun choisisse son propre chemin. C’est ce qui s’est passé, effectivement. Et amicalement. En fait, à l’époque, le champ musical berbère marqué par les Rouaîss était en quelque sorte figé et resté en «jachère» tant il manquait réellement d’un renouveau. Autrement dit, il avait besoin de plusieurs troupes Izenzaren pour faire épanouir ce nouveau genre qui commençait à peine à se frayer le chemin. Et la création d’Izenzaren Chamkh qui tombait donc à pic est intervenue tout simplement dans le contexte de cette logique.

D’où vous inspirez-vous pour écrire les paroles de vos chansons ?

Nous chantons les paroles des grands poètes berbères, des professeurs et chercheurs en Tamazight, connus de notre époque. A titre indicatif, Hanafi Mohamed, Abderrahim Agwad …qui ont écrit les paroles des meilleurs tubes d’Imi Hnna, Wad Itmoudoun, Tikhira…et bien d’autres qui ont fait la renommée d’Izanzaren. Il faut signaler au passage qu’il est malheureux que ces grands Imdiazens dont il faut «glorifier» l’œuvre accomplie, soient restés encore dans un inique anonymat total. Le groupe Izenzaren chante des textes engagés et caustiques qui touchent profondément et traduisent les blessures sociales. C’est pour cela que ces artistes ont acquis une grande notoriété auprès des auditeurs et fans de l’époque. Le besoin d’une voix écoutée, contestataire de l’ordre établi, où l’injustice prévalait, était impérieux. Nous pouvons citer dans ce registre des chansons telles Taghoyyit, Izm Amdlous, Lhak Iga Aboukad,Makh Ayatbib…etc.

Vous êtes le premier à avoir chanté Azaâri, Anchad et Hadj Belaîd avec des instruments modernes. Que représentent pour vous ces artistes?

Une source précieuse d’inspiration. Ce sont les pères légitimes et incontestables de la chanson berbère traditionnelle. Leur legs est un trésor inestimable. Sans sa reprise et l’interprétation avec des instruments de notre époque, cet héritage ne serait pas connu de nos générations. Les jeunes d’aujourd’hui n’apprécieront jamais les œuvres de ces Rwaîs dans leur version traditionnelle. Les remakes de ces productions ont permis de dévoiler leurs valeurs esthétique et artistique. Elles sont d’un grand apport, quant à leur survivance et pérennité, aujourd’hui. Je me rappelle encore que mon premier album du genre est consacré à feu Lhaj Belaîd. Il comporte ses meilleurs tubes; à l’instar de Talb Ittaran, Oudad Ighlin Ar Ijarifn, Taliwine, Mkkar Tella Touga Ar Affoud,…etc. Lesquels avaient fait et font toujours un tabac auprès des jeunes mélomanes berbères. Et si vous permettez, je saisis cette occasion, pour remercier une grande famille gadirie qui m’a beaucoup aidé pour accomplir ce travail; il s’agit de la famille d’Amssrouy Hadj Abdellah Belhassan, un grand mécène qui aime l’art et aide de bon cœur les artistes. Je lui en sais gré! Sans lui, je me serais jamais engagé dans la restitution de l’œuvre de Lhaj Belaîd.

Quel regard portez-vous sur le champ musical amazigh actuellement ?

Un regard optimiste! Le champ musical amazigh connaît actuellement des rénovations et des créativités non-stop. Permettant ainsi l’apparition et les révélations de jeunes talents. Tous les moyens sont maintenant disponibles pour les artistes se lançant dans le chant et la musique. Contrairement à nous qui manquions de tout à notre époque. On n’avait que la fête du Trône pour pouvoir se produire en public et se faire connaître. Maintenant les festivals se tiennent tout au long de l’année au grand bonheur des jeunes artistes. Par ailleurs, seule la radio nationale et surtout son studio local de Tachelhit à Agadir passait nos chansons; aujourd’hui, avec la profusion des chaînes radio privées, les artistes ont de grandes chances de voir passer à l’antenne leurs œuvres auprès d’un très large public. Je vois que cela a permis l’émergence de nouvelles tendances musicales berbères. Mais aussi des relèves portant le flambeau de plusieurs courants musicaux actuels, comme par exemple Tazenzart et l’art de Rwaîs. C’est réconfortant!

Mardi 31 Août 2010
Entretien réalisé par Idriss Ouchagour

lundi 13 avril 2015





Aba-Dri nous a quitté le 23 du mois dernier de l'année 2012. Rahimaho ALLAH

L'avant-gardisme du journaliste, son audace à traiter des sujets divers, sa capacité a mettre sur le devant des scènes des gens simple,  qui luttent dans l'ombre...tel était ce grand journaliste qui rivalise avec les grands : Mr. Ouchagour Idriss.

Libé: Le Festival Tifawine de Tafraout consacre une grande part de son programme artistique à l'art d'Ahwach. Dans quelle mesure cela aidera à promouvoir ce genre artistique ?

Ohanni Brahim: Je trouve que c'est une action bénéfique  en faveur de cet art qui, par ces temps, risque de sombrer dans l'oubli collectif. Tifawine a le mérite ainsi de mettre en exergue ce patrimoine, pour mieux le conserver dans les  mémoires. L'Ahwach, dans toutes ses variétés, a toujours été conçu comme un simple spectacle de divertissement, confiné dans la sphère privée des  villages. Aujourd'hui, cet art se pratique sur les scènes des manifestations publiques. Je trouve que cela a contribué à changer  la manière de l'appréhender comme un exercice collectif de défoulement, en genre artistique à part  entière. On commence ainsi à mieux découvrir ses pratiques et les vraies valeurs artistiques qu'il recèle.

Quelles sont alors les différents types de l'Ahwach Tamanart ?

D'abord, l'Ahwach Tamanart se décline en trois composantes. Le lieu où se tient le spectacle et la participation des  femmes à côté des Imhawchens (hommes en action), sont deux paramètres qui déterminent les genres. On distingue celui dit ''Rchouk'',qui veut dire littéralement la bonne ambiance.  Il s'agit, en fait, de l'Ahwach des hommes, une dizaine au maximum,   jouant de tambourins (Tallount) et un ou plusieurs tambours (Ganga). Généralement, cela se tient dans les patios (Assarag) des maisons. Où les musiciens, en position assis, forment un cercle.  Les spectateurs masculins s'attroupent autour d'Imhawchens, alors que les femmes, elles, suivent le spectacle dans la cour centrale du bâtiment, du toit de la maison. Par ailleurs, ces spectatrices ont un rôle primordial à jouer qui consiste à soutenir et stimuler les rythmes des percussions  entrecoupés de youyous et cris stridents de joie qu'elles lancent de manière   sporadique.  L'autre genre s'appelle Tamdwrt, qui veut dire “cercle” en berbère, dans le jargon d'Ahwach. En raison des formes circulaires des Imhawchens. En effet, six hommes jouant de tambourins dont un de Ganga s'assoient en rond dans la place d'Ahwach ; au moment où les femmes, elles, également formant une  grande boucle, sont debout. Enfin, on distingue l'Ahwach N'Darste. Sa particularité c’est d’être exécuté exclusivement par les hommes. Elle comporte une trentaine de personnes, dont deux raîs, ou chefs d'orchestre. Qui  guident, aux sons des battements aigus de Tallount, la dizaine de musiciens jouant de tabourins. Ils orchestrent également la cadence des  autres danseurs qui font office en même temps de chorale. Outre des Imdiazens, poètes berbères émérites qui se lancent dans des joutes oratoires improvisées. On cite également l'autre genre, appelé «Aâwdou ». Il se distingue de Darst seulement par l'intrusion de la flûte. Darst se tient dans l'Abaraze, place officielle aménagée dans les villages pour accueillir l'Ahwach. Notre troupe exécute par ailleurs un autre Ahwach, dit Ahwach N'Issmganes (Nègres) dont les rythmes et les sonorités s'inspirent de ceux des gnawas. Je dois ajouter une précision: Rchouk et Tamdwrt restent des variétés réservées à l'animation et au divertissement des espaces privés et familiaux des villages de Tamanart. Tandis que Darst se joue à l'honneur des invités  étrangers au cours des cérémonies de mariages et des liesses populaires.

Qu’en est-il des percussions et rythmes de chacune des variétés d'Ahwach ?

C'est pertinent que de poser cette question. En effet, chaque type d'Ahwach cités, a son propre rythme musical.  C'est le fait que les tambours soient frappés avec une baguette (en bois massif) ou deux qui crée des différences. Ainsi, pour ce qui est de Rchouk, son  rythme est soutenu par des frappes avec une seule baguette au début,  avant de s'y mettre à deux pour achever les partitions finales qui mettent les musiciens en transe. Quant à Darst, elle est exécutée en manipulant deux «matraques » pour  percussion. Tamdwrt, quant à elle, son rythme est soutenu par  l'alternance, dans une cadence rapide,  de coups,  à l'aide de deux, puis d'une seule baguette; et ce,  pour freiner et subitement, accélérer la cadence et les piétinements des danseuses, comme l'impose son exécution.

Revenons un peu en arrière dans l'histoire, quand la troupe Ahwach Tamanart a-t-elle été créée ?

Nous ne pouvons pas définir exactement une date. La création de notre  troupe du village remonte à  des générations. On doit dire que c'est un patrimoine, un legs, hérité de nos aïeuls. Et, qui est , ainsi, transmis de génération en génération. Autrement dit, c'est une école communale du village où tout un chacun peut passer pour apprendre l'art de l'Ahwach et de la poésie chantée (Tandamt). Si dans certaines régions, Ahwach est encore perçu comme un domaine exclusif des initiés, chez nous, c'est une institution ouverte à tous. Un atelier de formation continue. Où les enfants dansent, chantent, jouent de Tallount, à côté de leurs parents. Sans gêne aucune. C'est ainsi que Ahwach Tamanart a donné naissance à d'excellents Indamnes (poètes) et manipulateurs de Tallount.

L'Ahwach dans la région de Tamanart, a été, à l'époque de la  colonisation, un vecteur de messages et un moyen de mobilisation des masses pour s'engager dans le mouvement de lutte pour l'indépendance?

Exact. La région de Tamanart a été inaccessible pendant longtemps aux troupes françaises qui ont réussi à envahir les autres contrées limitrophes. En raison de la forte résistance armée des habitants organisés sous la houlette du militant feu Lcaîd Outmanart. Qui, pour ne pas se rendre, a préféré se donner la mort. Donc, ce n'est qu'après sa mort que les Français ont pu pénétrer à Tamanart. Les habitants  ont difficilement accepté la défaite. Ahwach a joué un rôle mobilisateur et de sensibilisation des habitants à la nécessité de l'action armée pour recouvrer l'indépendance et la dignité. L'Abaraze était devenu à l'époque un lieu de contestation et de désobéissance au régime des envahisseurs. Il a servi, par ailleurs, de prétexte pour rassembler les masses et faire passer des messages   codés permettant la communication d’informations secrètes entre les militants. Beaucoup des Imdiazenes se sont illustrés à l'époque dans cet art. C'est dire qu'ils ont rendu de grands services au  mouvement national. 


ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR
Jeudi 23 Septembre 2010

mardi 13 janvier 2015

Nane willy zrineen:
Oura bahra y ssigout yan senghassent
Hane Tirra adissl'koumen Firaaoun y tassoutine
Y gh y zoug yan y fel talatine
Adour y tkhassam ighnane lit ichane
Tagat hane our t'ttef askewn
Nikki radaoun ingh ya wawal
Oura taqlay gh' tizi ighass y haowl yan
Ighass our guine lqaddan's y chawer fllass
L'barod d'r'sass ass tyewskir t'rgazt ayanati rane
 Ghad y zrin afawa sawelkh
Imma Ghass chmaite ghar issa n'qane
Yanisskern zouda ourak isskern
Tabbanka tga tin oumzil dou fellah
mach ghassad yan can y nkern illssite
Adgh ister Rabbi li bedda n'mnad
Imma tgsart kadaounin akk anigh
Achkou z'man n'ghass our idouf chour
Idanne addif'l l'hall soudoun mnaou Issane
ygass adar walli bda issoudne
Lqndil mattak y rane gh'toufaoute ouzal
mich ya watigue our idroussen ad lan gh'tillas
Tagante atagante our iguen azal
oula died t'hacha magane lmnchar
Soul tmmagh at ghoumou tg tourine
N'willi nit guiss iran lghard.
Adagh ister Rabbi ar ighakhak y wine
Adour n;gue taddssa ghi'qouma n'wiyadd

Par AbdouR'bbih  Abdellah Ouchagour
01/14/ 2015

Azul flawn!
Un peu dure a dechiffrer, mais combien riche en images
 moralisantes


samedi 6 décembre 2014

Tafraoute, comme tout le Maroc a subit la rage et le deploiement des forces de la nature cet hiver, dont voici quelques images et videos de ces moments que mere nature a bien exprime' a sa maniere.
le lien suivant est la pour activer en un seul click ses moments vecue par les habitants Tafraoutis. Tassrirte est hors zone d'acces vue que l'eau apportee par l'oued vient d' en haut....
https://www.youtube.com/watch?v=9wOdfqTg6z0&feature=player_embedded


 

 

 

mercredi 3 décembre 2014

Voici quelques Photos de Walid Aboubaker OUCHAGOUR, l'heritier directe et fils unique de Feu  Idriss Ouchagour, que sa maman Nadia Bouhanou Ouchagour a bien voulu faire publier sur cette page pour la famille.






Litige foncier à Tassrirt

Les habitants crient à la spoliation du site d’Aït Soual


C’est l’histoire d’un différend autour d’un foncier agricole, entre les habitants, prétendants au droit de propriété, et l’administration des domaines privés de l’Etat de Tiznit. Les habitants des douars voisinants d’Aït Bensaîd, Talat N’Sma, et Taourirt Abanarn dénoncent, via une pétition d’une quarantaine de signataires propriétaires, une spoliation pure et dure, sous le régime autoritaire du protectorat de leur terrain qui appartient aujourd’hui au parc foncier du domaine privé de l’Etat. Les péripéties de cette affaire se sont déroulées en 1950. Lorsque les autorités coloniales décidèrent d’utiliser le terrain agricole dit Aït Soual, dans la commune de Tassrirt, province de Tiznit, pour y aménager en dur un site abritant bains pour cures anti-parasitaires du cheptel de la tribu. Sis à quelques encablures de ces douars, le terrain d’Ait Soual, nommé auprès de l’administration des Domaines par «Tafraout Etat 14», s’étale sur les 5400 mètres carrés au sein d’un vaste et fertile verger où les habitants s’adonnaient à la culture des céréales, l’arboriculture et y abreuvaient leur bétail. Mais qu’est-ce qui a engendré cette levée de boucliers des habitants en ce moment précis? En ces temps de rareté d’eau consécutive à une sécheresse ardue dont pâtit la région, c’est autour du puits d’eau qui s’y trouve qu’une véritable bataille est livrée par les habitants d’un autre village. Ces derniers se sont ingéniés à procéder à la location du site convoité auprès de l’administration du domaine privé de l’Etat pour la réalisation du projet d’adduction d’eau à leur village. Voilà pourquoi les habitants propriétaires s’élèvent pour dénoncer «l’appropriation illégale» par les domaines de ce terrain qu’ils considèrent toujours comme leur propriété privée. Ils dénoncent d’une exploitation sereine de cette terre héritée de leurs aïeuls, jamais mises en cause par aucun éventuel ayant droit. «Nous avons toujours exploité cette terre, avant et même sous le régime colonial; nous avons continué à le faire depuis son départ jusqu’à hier; à preuve, les centaines d’amandiers nouvellement plantés dans nos parcelles cultivées», argumente-t-on. Mieux, ces habitants récusent même la procédure d’appropriation de base de ce terrain par les autorités coloniales. Pour eux, celles-ci ont recouru aux services de feu Cheikh (agent d’autorité représentant du Makhezen à l’époque) de la tribu de Tassrirt pour «s’emparer» du terrain. En fait, selon les documents administratifs existants, il ne s’agit pas d’une expropriation réglementaire, comme c’est d’usage dans des cas similaires ; mais d’une donation par ledit agent de cette parcelle incriminée. L’acte portant n°144 du 17 mai 1950, est authentifié au tribunal coutumier de première instance de Timghlcht. Document dont la légalité est contestée par les antagonistes des domaines privés de l’Etat. «Et pour cause. D’abord le donateur en question prétendant propriétaire, forcément sous pression des colonisateurs, n’est aucunement propriétaire du moindre terrain en l’occurrence; habitant un autre village lointain du site en litige». Par ailleurs, les noms des témoins que l’autorité du protectorat a consignés dans l’acte de témoignage de propriété portant n°143 du 17 mai 1950, «sont étrangers à la région et n’ont aucune liaison de propriété avec les terrains d’Ait Soual», renchérit-on, documents à l’appui. Ils se demandent ainsi «pourquoi ces autorités n’ont pas fait appel aux riverains, censés être habilités légalement au témoignage. D’autre part, ils se réclament de l’avis de bornage et la réquisition d’immatriculation, émis par l’administration de la conservation foncière d’Agadir sur instigation de l’Etat marocain, requérant de l’immatriculation, et ce, le 15/09/1965; mais dont la démarche d’enregistrement n’a pas abouti depuis. En effet, les noms des riverains de la parcelle incriminée qui y sont cités, sont tous ceux des villageois contestataires. Ce qui constitue, selon ces derniers, une flagrante contradiction entre les noms des voisins du terrain en question cité par les témoins figurant dans l’acte de témoignage de propriété et ceux des frontaliers mentionnés dans l’avis de bornage placardé dans la commune. «C’est le tribut que nous a fait payer le colonisateur pour notre nationalisme», argument-ils. Dans la foulée, les prétendus ayants-droit en question dénoncent, en outre les vices, et non des moindres, de la démarche entreprise tout récemment par l’administration d’immatriculation foncière en faveur du terrain litigieux. Dans la mesure où celle-ci n’a pas daigné en aviser les héritiers des riverains pour leur présence le jour de l’opération de bornage, comme le stipulent les dispositions en vigueur. Dans le même registre des anomalies, les habitants mettent en cause la validé administrative du formulaire de l’avis de bornage collé dans l’enceinte de la commune de Tassrirt par les services d’immatriculation. Le document mentionne qu’il émane des services de conservation de cette ville. Alors que le terrain litigieux en question relève de la province de Tiznit et de son administration des Domaines. Celle-là même à laquelle les habitants ont adressé une pétition d’opposition, le 18/04/2006, soit un jour avant la date butoir à l’opération de bornage du terrain en question par le cadastre. Laquelle opération ne semble pas être stoppée. Mais, l’administration des domaines privés de l’Etat de Tiznit n’en a cure de tout cela. D’autant qu’elle n’a pas hésité à procéder tout dernièrement au lancement d’un avis de location par enchères de ce terrain, bien qu’il soit en litige. Et avant m


ême l’obtention du titre de propriété. Du côté de cet antagoniste, c’est justement un autre son de cloche. Le terrain d’Aït Soual est un bien domanial, nous confirme le directeur de l’administration du Domaine privé de l’Etat à Tiznit. Pour lui, c’est en vertu de l’arrêté directorial du 7 novembre autorisant l’acceptation de la donation en question que cette terre a intégré le parc foncier du Domaine privé de l’Etat. L’Etat ne fait actuellement que faire valoir son droit sur son foncier. Selon la même source, l’opération de son enregistrement à la conservation foncière suit son cours normal. Toutefois, cette affaire suscite l’indignation de tous les habitants de la région. Elle est tant suivie par l’opinion publique avec intérêt qu’elle a même mobilisé l’intervention de l’Union des associations de Tassrirt pour le Développement social qui est montée au créneau. Il faut signaler que le cas d’Aït Soual n’est pas isolé en la matière; la région regorge d’affaires similaires. Celle d’un autre terrain sis au beau milieu des vergers d’Aït Oumsnat dans la commune d’Amelnes est plus éloquente. Le responsable local de l’autorité coloniale a jeté son dévolu sur ce terrain pour l’approprier au Domaine privé de l’«Etat Chérifien». La terre en question s’était transformée en jardin potager privé dudit responsable. La méthode du transfert de ses fonciers est systématique. Optant pour une façade aux allures du respect de la légalité juridique, travestie en une donation, l’opération dissimule le plus souvent une pure confiscation à coup de pressions répressives du régime du protectorat que sous-tendent des vengeances colonialistes. Une injustice qui trouve sa cause, après l’indépendance même, dans l’analphabétisme, l’ignorance des droits et le silence des pauvres habitants, seul recours aux abus qui leur sont infligés. (id_ouchagour@hotmail. com)

IDRISS OUCHAGOUR
 
 
 
 


partn.
Site néolithique d’Amzlo: Haro sur les actes de vandalisme
Qui veut porter atteinte au site néolithique d’Amzlo? S’agit-il d’une
tentative de pillage perpétrée par des amateurs d’œuvres d’art, d’un simple
acte d’un vandale ou encore de ces chercheurs de fameux trésors?

Le Maroc foisonne en sites abritant des gravures rupestres. Le Sud du pays
s’apparente à un véritable musée à ciel ouvert. Malheureusement, les
agressions qu’ils subissent ont connu, dernièrement, une recrudescence qui
nous interpelle tous, vis-à-vis de ce patrimoine humain et met à l’ordre du
jour le devoir urgentissime de leur préservation.
La spéculation sur les auteurs et l’origine des actes répréhensibles qui ont
frappé ce site préhistorique, peu connu des gens même de la région, donnent
lieu à une multitude de conjectures. Mais, d’abord les faits. La triste
nouvelle a été propagée au plus proche village de Taourirt Ouabanarnes
(commune de Tassrirt) par des bergers qui laissent paître, de temps à autre,
leurs troupeaux aux environs du site en question.
Les habitants ont aussitôt pris soin de donner l’alerte. Après une trotte de
3 km à partir du village, on se trouve au pied des parois escarpées de
l’Adrar M’korn (point culminant de l’Anti-Atlas), plus exactement sur son
versant Sud.
A son approche, sur le flanc Ouest d’une immense table rocheuse surélevée
aux allures d’un grand autel de sacrifice (justement, appelé par les locaux
Issli N’tgzzir), l’on est «assailli» d’emblée par de superbes gravures de
bovidés et antilopes. Par terre, tout près, sur une surface triangulaire
d’une roche-support de taille moyenne s’affichent à l’œil deux bovidés et un
cervidé.
A priori, on dirait une stèle monolithique. Juste à côté s’imposent à la vue
un petit terril de déblai et une immense excavation sur le côté gauche au
niveau du sol sur lequel repose le monolithe. Lequel est visiblement
sillonné, par ailleurs, d’une longue fissure qui le scinde en deux .
En l’absence, apparemment, d’éventuels coups sur la roche, on incrimine
facilement une érosion naturelle. Le site non surveillé d’Amzlo comporte
deux fresques sur lesquelles nous avons comptabilisé, en tout, un cervidé,
un symbole solaire, deux antilopes et six bovidés.
Les outrages du temps ne semblent pas trop les entamer, malgré leur âge qui
devrait remonter à la période bovidienne qui oscille entre 4000 et 2000 ans
avant J.C. C’est dire l’importance et la valeur historique de ces œuvres
d’art. Pour les habitants du village de Taourirt Ouabanarnes, cet acte de
sape qui a visé le site d’Amzlo, ne relève pas d’une «énigme». Leur propos
est sans équivoque: «Nous sommes convaincus qu’il s’agit là de chercheurs
d’anciens trésors».
Toutes les sépultures isolées du coin sont aussi profanées. Les chercheurs
opèrent toujours de la même manière pour la fouille des tombes visitées. «Ce
sont des mains étrangères qui ont commis ce vandalisme. Cela fait des
siècles que les gens d’ici côtoient ces figurations sans jamais tenter
porter atteinte à leur intégrité». Quant à l’hypothèse incriminant les
traqueurs de serpents (ou éventuellement écureuils, aussi, abondant dans la
région), elle reste invraisemblable.
Pour les bergers qui fréquentent ces lieux, «les pourtours de la roche en
question, étaient compacts et ne présentaient aucun accès à un quelconque
abri souterrain pour animal». Mais une autre probabilité qui reste
irréfutable, semble échapper aux habitants. Ces spécialistes de pétrographie
n’ont-ils pas fait l’objet d’une tentative de vol? Les malfaiteurs, voulant
peut-être soulever la roche dont ils devraient sous Autres chroniques :
Chronique judiciaire: 3 ans de prison pour abus de confiance


s-estimer la consistance, ne se sont-ils pas désistés devant l’échec de son
extraction? ou ont-ils été dissuadés par la grande fissure qui pourrait
fragiliser la stèle après son sciage?
Il faut dire que tout demeure possible, en raison du trafic juteux que
procurent de telles œuvres eu égard à leurs valeurs commerciales
inestimables auprès des amateurs d’œuvres d’art. Les délits du genre
demeurent, pour la plupart, peu élucidés. Au moment où de telles déplorables
déprédations semblent connaître, désormais, une récurrence déconcertante. Le
cas d’Amzlo n’est pas, justement, isolé. A titre d’exemple, l’on apprend
tout récemment, que le site gardé de l’Azib N’ikkis (plateau Yagour au
Haut-Atlas), découvert en 1959, a été dégradé. Les gravures qu’il abrite,
remontent à une période comprise entre le 7ème et le 5ème siècle avant J.C.
C’est le cas également de cet autre site d’Okaimeden, datant de la période
bovidienne, nous apprend-on sans plus, au Centre national du patrimoine
rupestre de Marrakech. Dire que c’est tristement un pan des vestiges qui
constituent un patrimoine humain millénaire qui s’estompe sous nos yeux…Pour
une déperdition, très souvent irrémédiable.

Idriss Ouchagour

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  Après la fusion PSD-USFP: la recomposition politique serait-elle en
marche?

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Le Sénégal, premier adversaire du Onze national aux Jeux de la Francophonie

Caprices du lundi: Guetteurs de bosses

Appel pour l’Union de la Gauche : Nous sommes tous des socialistes

editorial


5 décembre.2005 - 691 visiteurs

   Entretien avec le Directeur du Centre du Patrimoine
Rupestre de
Marrakech,
Monsieur Mohssine El Graoui.

Libé : Le Centre National du Patrimoine Rupestre a été
crée à Marrakech
en 1994 ; sa mission est d’inventorier , étudier et
sauvegarder les sites rupestres. Combien existent
–t-ils au Maroc ?

Notre pays est riche en sites d’art rupestre, on
dénombre plus de 350 sites répartie sur l’ensemble du
territoire avec toutefois de grandes concentrations
dans certaines régions du Royaume : sur les hauts
plateaux du Grand Atlas (Oukaïmeden, Yagour et Rat),
le long de la vallée de Draa et les contreforts du
Jbel Bani, et dans les Provinces Sahariennes le long
des rives des oueds desséchées. La liste de
l’inventaire des sites rupestres ne cesse de
s’allonger avec de nouvelles découvertes ici et là.

Libé : Ces vestiges qui constituent actuellement un
précieux legs nous renseignant sur les premières
manifestations artistiques réalisées par l’homme
avant, évidemment même l’invention de l’écriture,
ont-t-ils résistés aux outrages du temps ?

Ces sites sont principalement de plein air et il faut
dire que les gravures qu’ils renferment dont certaines
ont été réalisées il y’a quelques milliers d’années,
elles ont résisté à l’érosion naturelle et nous ont
parvenu dans un bon état de conservation. La
dégradation qui s’observe actuellement sur certains
sites et qui portent atteinte à ce patrimoine est le
plus souvent, et malheureusement, liée aux actions de
l’homme, sciemment ou inconsciemment: destruction de
certains sites par l’exploitations des blocs pour la
construction d’autres font l’objet de pillage par les
amateurs et les collectionneurs des œuvres d’art.

Libé : Sous d’autres cieux, par exemple en France,
pour la protection
de son patrimoine rupestre, le ministère compétent a
même recouru aux services des vigiles. Qu’en est –t il
céans ?

Depuis 1995, le Ministère de la Culture à mis en place
cinq gardiens dans des secteurs où se trouves un
ensembles de sites importants;il s’agit,en
l’occurrence,de ceux de l’Oukaïmeden (région de
Marrakech), Tissint(région de Tata),Ait
Ouabli(Akka),Foum Lahcen et à Tazzarine(Zagoura).
Malheureusement, nous ne pouvons pas mettre un gardien
sur chaque site. Le manque de moyens, la dispersion et
l’isolement de certains sites pose problème. L’on
imagine difficilement, par exemple, dans les régions
désertiques ,où les conditions climatiques et leur
éloignement des lieux d’approvisionnement, comment un
vigile s’acquittera parfaitement de sa mission.
D’autant plus que certains sites où les gravures sont
réparties sur des kilomètres.
Libé : Qu’elle est, donc, l’autre approche que
préconise votre
Centre pour remédier à cette problématique ?
Tout d’abord il faut sensibiliser les populations
avoisinantes à l’importance de ce patrimoine et de
l’intérêt de préserver ces vestiges, ce que nous
faisons lors de nos déplacements pour l’étude des
sites et lors des manifestations culturelles par
l’organisation d’exposition sur l’art rupestre au
Maroc.
Cependant, nous sommes convaincu que la protection des
sites passe par leur réhabilitation et leur mise en
valeur.  L’implication des populations locales dans de
tels projets est la clé de leur réussite pour une
meilleure insertion dans le tissu économique et
sociale. Aujourd’hui, nul ne peut ignorer le potentiel
touristique des ces sites qui devrait servir pour le
développement socio-économique et culturel à l’échelle
locale, régionale et nationale.
Nous espérons que ces sites recevront toute
l’attention et les égards qu’ils méritent, non
seulement de la part des institutions
gouvernementales, mais aussi des collectivités
locales. Un réel partenariat et une réelle coopération
entre les différents acteurs permettront de sauver et
de protéger ce patrimoine

Propos recueillis par Idriss Ouchagour.

vendredi 14 novembre 2014

Opportunisme politique ou tactique judicieuse ? Les électeurs de Tiznit ont du mal à digérer l'entourloupette d'Akhannouch

Publié dans Libération le 11 - 01 - 2012


 

La démission d'Aziz Akhannouch de la Chambre des représentants en tant qu'élu de la circonscription de Tiznit n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Depuis son annonce, elle ne cesse de faire des vagues parmi les habitants !
Dans les salons cossus des hommes d'affaires tiznitis, au sein des associations locales, dans les forums de la diaspora tafraoutie à l'étranger et sur les murs des réseaux sociaux, la désapprobation est à son comble ! Tous se disent estomaqués, voire indignés ! « On ne pouvait pas imaginer un instant que notre député nous fausse compagnie ainsi sans crier gare ! », martèle-t-on. Pour nos interlocuteurs, c'est un «lâchage politique !» ; «un coup de Jarnac contre la bienséance politique». «Akhannouch aurait dû se plier avec fair-play aux résultats des élections et se contenter d'assumer ses responsabilités sur les bancs de l'opposition ». Il a ainsi violé le contrat moral qui nous lie à lui depuis son élection en tant que représentant de la région sous la Coupole.
Que deviennent les promesses électorales faites aux habitants ? Tous ceux qui ont voté pour lui ont espéré qu'il défendait les intérêts de la région. Voilà aujourd'hui, pourquoi ils se sentent trahis, déclarent-ils. Pour eux, cette défection ne peut s'expliquer autrement que par une course à la ministrabilité ! « Akhannouch n'a jamais hésité à faire feu de tout bois pour y arriver », clament-ils haut et fort.
Il s'est déjà prêté au jeu de la coloration partisane à la va-vite afin d'être catapulté ministre et le voilà qui se débarrasse de son « froc » partisan pour se mettre dans la peau du technocrate et rempiler, en reniant ses engagements de député de Tiznit. « C'est de la transhumance déguisée ! ». Du coup, enchaîne un groupe de facebookers, ceux qui croient que les anciennes pratiques qui font tort à l'exerce sain et correct de l'action politique sont bannies et a fortiori dans l'actuel contexte de la nouvelle Constitution, en sont pour leurs frais. Le tout-permis et le sans-gêne ont encore la peau dure chez nos politiques, concluent, non sans dépit des observateurs d'un réseau associatif local.
Toutefois pour certains autres, la défection d'Akhennouch dénote une stratégie mûrement réfléchie. Homme de pouvoir qui croit ne pouvoir donner la mesure de son talent que sur le terrain, il a, de tout temps, abhorré de rester dans l'ombre ou hors des lambris dorés des bureaux ministériels, explique un acteur associatif de Tiznit. Avant d'ajouter que sa place ne peut donc être qu'au sein du gouvernement. Surtout si ce dernier ferme les yeux sur certains principes. Et puis, ajoute-t-on, sa démission du RNI est un choix qui procède de ses convictions personnelles.
Ceci d'autant que la loi est on ne peut plus claire à ce propos. Lorsqu'un parlementaire devient ministre, il est déchu de son titre de député, son second sur la liste électorale est ainsi automatiquement élu à sa place. Il n'en demeure pas moins vrai que le départ d'Aziz Akhennouch du RNI est un coup dur pour ce dernier. Surtout lorsqu'on sait qu'il a pu assurer à son ancien parti la présidence de plusieurs institutions électives, comme la municipalité de Tafraout, le Conseil provincial de Tiznit et le Conseil de la région de Souss-Massa. Aujourd'hui, de l'aveu de tous, sans lui, le pari de reprendre la tête de ces instances ne sera pas chose aisée pour le RNI.